Faire face aux fortes chaleurs : des solutions de rafraîchissement adaptées
Face à l’augmentation des épisodes caniculaires, la climatisation classique montre ses limites : surconsommation, augmentation des températures urbaines, coûts élevés.
Il existe des solutions alternatives éco-compatibles, que la COFOR ALEC 83 peut vous aider à analyser.
Si les systèmes de climatisation classiques sont connus pour faire augmenter les factures, ils ont d’autres désavantages. Notamment celui de faire augmenter la température des villes à cause du rejet d’air souvent supérieur à 45°. Ce dernier effet négatif participe à un cercle vicieux où plus l’utilisation de la climatisation s’intensifie, plus les températures augmentent, et plus l’utilisation de la climatisation s’intensifie… Pour la ville de Paris, des études montrent même que la climatisation augmente la température extérieure jusqu’à 2° en plein été.
De plus, la mise en place de systèmes de climatisation couplés avec aux périodes caniculaires en hausse tend à faire augmenter drastiquement les consommations d’énergie, ainsi que les factures. La hausse de ces consommations est telle, qu’il est prévu qu’à moyen terme, les consommations liées à la climatisation surpassent celles liées au chauffage.
Cependant, il existe plusieurs systèmes de climatisations conçus pour éviter ces problèmes :
- La climatisation adiabatique: ce système de climatisation fait passer l’air à travers un échangeur afin de l’humidifier pour le rafraichir. Il existe plusieurs niveaux de performance pour cette technologie :
- Adiabatique direct : permet de faire passer l’air extérieur à travers un système humidifiant afin de sortir un air aux alentours de 25°
- Adiabatique indirect classique : le plus souvent associé à une VMC double flux, permet de refroidir l’air tout en contrôlant le taux d’humidité de l’air rafraichit.
- Adiabatique indirect multi-cycles : technologie haute performance, elle permet de souffler de l’air entre 15 et 20° même en période de fortes chaleurs sans que l’air soufflé soit humide :

Plus la technologie est avancée, plus le système aura la capacité de fournir un air neuf, frais et dénué d’humidité. Ces technologies peuvent donc par la même occasion être un excellent moyen de garder une qualité de l’air intérieur saine tout au long de l’année.
Cependant, les systèmes adiabatiques utilisant de l’eau, peuvent être soumis à des contraintes, notamment si la région dans laquelle ils sont installés souffrent de stress hydrique et d’une eau calcaire. Ces points de vigilance doivent être abordés avec les fabricants pour garantir un bon fonctionnement tout au long de l’année et des frais de maintenance corrects.
- Les puits provençaux :
Ce système utilise de manière passive l’inertie géothermique afin de rafraichir l’air en été et de le réchauffer en hiver. L’air extérieur passe par un réseau enfoui dans le sol afin d’avoir une température d’environ 10°, aussi bien en été qu’en hiver, tout en évitant d’avoir recours à des fluides frigorigènes.
Cependant, afin que ce système soit envisageable, il est nécessaire de la coupler avec une VMC simple ou double flux. De plus, l’entretien des filtres doit être réalisé régulièrement au risque de voir les consommations électriques augmenter à cause de la pression exercée sur le moteur. Des risques liés à la qualité de l’air intérieur sont aussi à prendre en compte si vous êtes dans une région exposée au radon.

- Brasseurs d’air :
Cette solution ne fait pas baisser la température de l’air intérieur. Cependant, à travers le mouvement d’air qu’elle créé, la sensation de chaleur diminue grâce à l’évaporation de la transpiration, permettant au corps de réguler plus facilement sa température de la sorte ; et en évacuant la chaleur du corps par convection. Cette solution, rapide et peu coûteuse à mettre en place permet d’atténuer les désagréments lors des périodes de fortes chaleurs dans des bâtiments anciens ne disposant pas de VMC. De plus, il est aussi intéressant d’installer des brasseurs d’air pour les périodes hivernales car dans les bâtiments ne disposant pas de VMC double flux, l’écart de température entre le sol et le plafond d’une même pièce à tendance à être de plusieurs degrés. Grâce au brasseur d’air, la température devient homogène et donc la sensation de chaleur augmente pour les usagers du bâtiment.
